Albanie méconnue: 11 sites insolites à découvrir
Un voyage en Albanie peut prendre différentes formes. Bien sûr, il y a les incontournables, les lieux les plus visités, sans lesquels il est difficile d’imaginer un voyage en Albanie.
Même si vous recherchez l’originalité et préférez sortir des sentiers battus, pourquoi se priver du plaisir d’aller à Berat ou à Gjirokastra, à Tirana ou dans les Alpes albanaises ? Certes, on y croise beaucoup de touristes, mais cela n’enlève rien à l’intérêt de ces lieux.
Cependant, à l’ère du tourisme de masse et des itinéraires standardisés, de véritables trésors sont encore restés « hors des radars », car ils ne sont pas aussi médiatisés que les autres. Pour une raison difficile à comprendre, les auteurs de blogs de voyage ne s’y rendent pas. D'ailleurs, ces derniers temps, le véritable problème des blogueurs, c’est qu’ils écrivent de plus en plus souvent des articles de voyage sans même s’être rendus dans les lieux dont ils parlent !
Dans cet article, nous allons vous présenter une petite sélection de sites peu connus, loin des clichés sur l'Albanie. Ils valent le détour lors d’un voyage en Albanie, surtout si vous aimez vous éloigner de la foule, si vous souhaitez apporter plus d’authenticité à votre voyage et si vous êtes ouverts à de nouvelles expériences.
En tout cas, les voyageurs qui font appel à nous pour élaborer un itinéraire sur mesure en Albanie nous ont fait part de leurs impressions et apprécient cette approche.
Voici donc notre liste de 11 lieux en Albanie à ne pas rater, hors des sentiers battus
Le pont Ali Pacha à Gjirokaster
Il y a un certain nombre de beaux ponts datant de l'époque ottomane en Albanie. Ils s'élancent gracieusement d'une berge à l'autre d'une rivière ou d'un ruisseau, que cette dernière soit en eau ou à sec – l'été assèche nombre de cours d'eau albanais. Celui de Gjirokaster traverse un petit ravin que l'on peut franchir à pied l'été, car aucune goutte d'eau ne s'écoule dessous ; mais on imagine la puissance du flot au printemps. Sur les pentes qui l'entourent, il n'est pas rare de croiser des troupeaux de chèvres et moutons que leurs bergers entraînent plus loin en lançant des cris de ralliement.
Le pont Ali Pacha se mérite : il faut grimper les pentes raides derrière la citadelle, sortir de la ville pour se retrouver dans cette gorge, puis remonter un petit sentier caillouteux jusqu'au pont. On peut traverser ce dernier, mais attention aux enfants et aux personnes sujettes au vertige : il n'y a pas de garde-corps. Et c'est tant mieux ! Ce lieu, encore méconnu, reste ainsi sauvage et magnifique.
Un café permet de se restaurer à l'ombre à proximité du site.
L'œil bleu de Theth
Pour se rendre à l'œil bleu depuis Theth, vous pouvez marcher sur un sentier longeant les très belles montagnes des Alpes albanaises. Autre option : faire appel à des taxis qui font l'aller-retour jusqu'à un petit parking situé à une trentaine de minutes de marche du site. Sur place, vous pourrez vous restaurer dans des petits cafés.
La vieille ville de Dhermi






Ses petites rues pavées, ses maisons aux pierres apparentes et aux toits de tuile, ses multiples églises lui donnent un charme fou. Il est très agréable de s'y promener en soirée, après une journée passée sur la plage, lorsque la température redescend. Étonnant que cette ville, si proche des vacanciers, soit aussi méconnue.
Et de là haut, quelle vue sur la mer ionienne !
Le mont Tomorr
Le mont est gravi par les chrétiens le jour de la Dormition de la Vierge (le 15 août). Les bektashis (le bektashisme est un ordre religieux ésotérique, issu de la mouvance soufie de l'islam) y font un pèlerinage du 20 au 25 août, à l'occasion duquel des moutons ou des poulets sont sacrifiés. Il se rendent au mausolée, dédié à Abbas ibn Ali, construit au sommet du mont.
Selon le folklore albanais, les formes du Mont Tomorr sont celles de la figure du géant Baba Tomor et de sa longue barbe blanche.
Il est possible d'atteindre le sommet à partir de Berat en voiture (de préférence en 4x4), mais aussi en marchant : un chemin de randonnée, qui court sur 8 km et franchit 1500 m de dénivelé, part du village de Unjanik, à proximité de Berat. D'autres randonnées sont possibles, mais les chemins sont rarement marqués et il vaut mieux faire appel à un guide local.
Le canyon (et la plage) de Gjipe, pour les aventuriers
La plage en elle-même est belle, l'eau magnifiquement bleue est accueillante et bien fraîche après la petite marche. Juste derrière la plage, un camping s'est installé et il génère quelques ordures qui ne sont pas toujours suffisamment évacuées. Encore plus loin, si l'on remonte encore un peu, on arrive au canyon de Gjipe. Un gros coup de cœur, un lieu idéal pour un petit frisson d'aventure ! Assez rapidement, le canyon est coupé par d'énormes rochers. Pour les franchir, des cordes ont été accrochées. Il est ainsi possible de remonter une bonne partie du canyon entre les parois escarpées et au milieu d'une belle végétation. L'escapade peut être dangereuse si vous n'avez aucune expérience en escalade ou que vous n'êtes équipés que de vos tongs : ne prenez pas de risque. Pour plus de sécurité, vous pouvez faire appel à des guides locaux qui vous proposent la montée ou la descente avec de casques et du matériel adapté.
Les eaux thermales de Benje et le canyon de Langarica, accessible à tous
L'élégant pont à trois arches (le point de Katiut de l'époque ottomane) enjambe le petit (ou gros, selon les saisons) cours d'eau. Juste derrière, des murets ont été dressés pour former des bassins permettant de bénéficier des vertus curatives des eaux sulfureuses. Il y a plusieurs bassins : en remontant le cours d'eau, ils sont de moins en moins pleins.
En remontant plus encore, on s'engage dans le très beau canyon de Langarica. On marche parfois au sec, parfois les pieds dans l'eau. Peu à peu, la largeur du canyon rétrécit et l'on se retrouve dans un canyon encaissé d'une grande beauté. Beaucoup moins connu que son cousin d'Osum, il est pourtant majestueux et facilement accessible l'été – attention toutefois aux changements de niveau d'eau en cas d'orage.
Lors de notre passage, l'accès à ce site était encore libre mais une grosse infrastructure d'accueil en chantier laissait planer la perspective d'un futur accès payant.
La magnifique église du village de Leusë
La visite est payante. Vous pouvez vous y rendre à pied, au prix d'une bonne grimpette entre les pins, ou en voiture.
Peshkopi, porte d'entrée vers une nature préservée
Peshkopi attire aussi de nombreux Albanais friands de cures thermales, en raison de ses sources chaudes très chargées en soufre. Les infrastructures de ces bains datent de l'époque soviétique, ce qui séduira les adeptes du voyage pittoresque et déplaira à ceux qui préfèrent le confort.
En passant dans la ville, n'oubliez pas de goûter le célèbre Sheqerpare, une douceur locale à base de jaunes d'œufs. C'est un dessert emblématique de la culture albanaise (voir notre circuit culinaire).
Le sauvage Cap de Rodon
L'église est située à proximité immédiate du parking. Dédiée à Saint-Antoine, elle possède une belle architecture du XIIè siècle. Restaurée il y a peu, elle offre un havre de paix et de fraîcheur, et on peut y observer une fresque représentant un aigle bicéphale, symbole de l'Albanie.
Juste derrière l'église s'étend une petite plage privée dotée d'un restaurant aménagé dans d'anciens bunkers. Il faut payer un parasol, mais c'est beaucoup plus propre que les plages sauvages environnantes. Les ordures sont d'ailleurs l'unique point noir de cette visite au bout du monde : il y en a.
Enfin, on peut se rendre au fort en marchant une vingtaine de minutes sur un sentier magnifique qui traverse une robuste végétation méditerranéenne, au son des cigales. D'un côté, la mer a creusé des falaises vertigineuses. De l'autre se dresse le fort, construit sur ordre de Skanderbeg au XVè siècle. C'est le seul fort maritime qu'il a fait élever. Il n'en reste que quelques ruines très romantiques.
Les précieuses églises byzantines autour de Voskopoje
L'atelier de masques vénitiens de Shkoder






Ses masques sont vendus à Venise pour le carnaval, mais aussi exporté à l'étranger. Ils séduisent parfois les cinéastes : le masque que portait Tom Cruise dans le film de Stanley Kubrik « Eyes wide shut » (Les Yeux grand fermés) a été fabriqué ici. Visiter l'atelier permet de découvrir toutes les étapes de fabrication manuelle des précieux masques, du moule en argile aux dernières finitions peintes ou collées. Un petit musée termine le parcours, avant de passer par la boutique afin de repartir avec son vrai masque vénitien, made in Shkoder.
Conclusion
Cette liste pourrait continuer plus longtemps, mais nous espérons qu'elle vous est déjà utile. Au-delà ce ces quelques sites, nos spécialistes peuvent vous accompagner pour définir un voyage en Albanie qui vous convient, pensé spécifiquement pour vous.
Nous veillons toujours à créer des itinéraires équilibrés qui mêle les incontournables de l'Albanie et des visites qui sortent un peu des parcours classiques, afin de vous offrir une image du pays pleine et profonde. Chaque programme est toujours unique.



















